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Compte rendu personnel d'une formation médiumnique

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Encore une autre rencontre

À mon retour de Singapour, nous atterrîmes le soir à Newark, New Jersey, dans la pire tempête de neige de la saison. Aussitôt débarqués, toutes les portes d'embarquement furent fermées ainsi que l'aéroport lui-même. Les navettes conduisant aux hôtels avaient cessé leur service et le train reliant les terminaux était en panne. Des milliers de personnes étaient coincées et abandonnées à leur sort, forcées de dormir sur le sol du terminal. Il n'y avait aucune façon de quitter l'aéroport, si ce n'est à pied. On m’a dit que c’était un signe des temps qui s'annoncent : les systèmes techniques construits par l’homme sont tellement fragiles qu'ils ne seront pas en mesure de gérer le chaos provoqué par les changements terrestres qui se multiplient. En voici une preuve solide. Plus tard dans l'année l'ouragan Katrina s'abattait sur la Nouvelle-Orléans, et certaines scènes ressemblaient fortement à ce que j'avais vu à l'aéroport ce soir-là.

Mais que pouvais-je bien faire ? J’ai trouvé un coin isolé dans le terminal pour y passer la nuit. Les 20 heures de vol m'avaient épuisé et je m'endormis tout de suite sur le sol. Je me réveillai à 5 heures du matin, pour me trouver entouré d'autres passagers bloqués qui campaient autour de moi. C'était étrange et inquiétant. Je rassemblai mes affaires et me dirigeai vers le comptoir de la compagnie aérienne pour voir s’il y avait un moyen de partir le jour même, car une nouvelle tempête semblait s’approcher. Je pris alors place dans une longue lignée d'autres passagers bloqués.

Lorsque j'atteignis finalement l'agente, celle-ci me dit que le seul siège dont ils disposaient était dans deux jours, à moins de trouver un autre moyen. Tous les trains, bus et taxis étant arrêtés, que pouvais-je faire ?

Je descendis au guichet de bus. Il y avait deux touristes indiens qui cherchaient aussi un moyen de sortir. Il y avait un panneau sur le comptoir disant que tous les services de bus étaient annulés jusqu'à nouvel ordre. Ils haussèrent les épaules et partirent. Je restais là debout, seul et dépité en me demandant comment je pourrais bien retourner à Montréal, quand j'entendis soudainement une voie derrière moi. « Vous voulez aller au centre-ville ? »

Je me retournai et vis un homme de belle allure, d'environ 38 ans. Je répondis : « Oui, mais tout est fermé et on ne peut pas sortir. »

« Je travaille ici. Regardez, voici mon insigne. Je viens juste de finir mon travail. J'ai travaillé toute la nuit à dégivrer les avions pour qu'ils puissent décoller. »

« Je pensais qu'ils avaient fermé l'aéroport, » dis-je.

« Non, des avions ont décollé toute la nuit. Venez. Il n'y a pas de taxi à ce terminal, il nous faut aller au terminal 3. »

« Le train est en panne, il va nous falloir traverser à pied dans la neige. Je l'ai fait hier soir. »

« Attendez ! dit-il. À ce moment, une camionnette blanche de l'aéroport descendit la rampe. Il courut dehors et lui fit signe de s'arrêter. La femme au volant hocha la tête me fit signe de monter. Je traînai ma valise et mes affaires dans la neige et sautai dans le véhicule, qui nous conduisit au terminal suivant. Nous nous sommes arrêtés à côté d'un taxi, le seul en vu dans les parages. L'homme sauta du véhicule et négocia avec le chauffeur. Il me dit : « 20 dollars pour nous emmener à la gare de Newark. » J'acceptai, il m'aida à charger toutes mes affaires dans le coffre du taxi, et nous sommes montés.
 
Dans le taxi, l'homme me tendit un billet de 10 $. « Voici ma moitié, » dit-il, « vous le paierez. »

En moins de dix minutes, nous sommes arrivés à la gare ferroviaire de Newark. En entrant dans le terminal, il me demanda : « Voulez-vous une tasse de café ? »

Je répondis : « Oui, je vous l'offre, mais permettez-moi de vérifier d’abord l'horaire du train. Je reviens dans une seconde. »

Il prit place dans la ligne et je marchai environ 5 mètres pour aller vérifier le prochain train prévu au tableau d'affichage. Je regardai à nouveau la file d'attente pour le café, et l'homme avait disparu. Je fis le tour du stand de café, sans pouvoir le trouver. Puis je me dis que je le trouverai sûrement à bord du train pour Manhattan, afin que je puisse le remercier.

Je montai les escaliers au quai indiqué sur l'horaire des trains, mais il n'y avait personne, et pas de train non plus. Soudain un employé de la gare apparu : « Allez-vous à Manhattan ? » J'ai hoché la tête. « Ce train est de l'autre côté du quai. Venez, je vais vous y conduire. » Une telle courtoisie dans le New Jersey, pensais-je. Et à 5 heures du matin !

L'employé m'emmena à l'autre train et dit à son collègue que je voulais aller à Manhattan. Il me dit d'acheter un billet d’un distributeur automatique situé contre le mur. « Vous pouvez monter à bord, mais nous ne savons pas à quelle heure nous partirons. Au moins, il y fait chaud. »

« Combien de passagers il y a-t-il ? » demandais-je espérant trouver l'aimable monsieur qui m’avait aidé à arriver ici.

« Seulement six » dit-il.

Je montai à bord et regardai autour pour voir les autres passagers. Il n'était pas parmi eux. Je voulais vraiment le remercier.

J'étais à peine assis, que le train se mit en marche. En quelques minutes, nous étions arrivés à la gare Penn, au centre-ville de Manhattan.

La gare Penn, au beau milieu d'une tempête de neige, donnait une vision surréaliste, on aurait dit une morgue. Des sans-abri dormaient debout partout, et quelques agents de sécurité se chargeaient de redresser ceux qui tombaient au sol. Interdis de flâner ou de dormir dans la gare. Je montai à l'étage pour sortir à l'angle de la 7e avenue. Il y avait un énorme tas de neige que les chasse-neiges avaient poussé contre l‘entrée. Je dus donc escalader le tas pour parvenir à la rue de l’autre côté. Il faisait encore nuit et il n'y avait personne aux alentours. Que devais-je faire maintenant ? Puis je vis un véhicule me faire des appels de phare. Miraculeusement il s'agissait d'un taxi. Je lui fis signe de s'avancer. Le chauffeur portait un turban et aurait pu être un sikh. Il était peu bavard et ne désirait pas discuter. Nous sommes arrivés à l'appartement de mon ami, sans aucun problème de circulation. Après avoir allumé, je regardai ma montre. Le trajet tout entier depuis l'arrêt de bus à l'aéroport de Newark jusqu'à l'appartement de mon ami prit moins d'une heure !! J'en fus très étonné et su immédiatement qu'une certaine intervention divine était à l'œuvre derrière tout ça.

Finalement, je réussis à prendre un autre vol pour Montréal ce jour-là, à partir de l'aéroport de La Guardia.

Un nouveau visage pour la fondation

Je passai le mois suivant à déménager la fondation dans un immeuble de bureaux. Le bruit des étudiants à l'étage du dessous nous empêchait de continuer nos activités. Nous avons décoré le nouveau bureau afin qu'il ne ressemble pas à un bureau, et la plupart des gens étaient assez surpris lorsqu'ils entraient. C'était tellement tranquille que nous y tenions aussi nos séances de méditation.

Après l’installation du nouveau bureau, je louai un petit chalet au bord d'un lac dans les Laurentides, les montagnes au nord de Montréal. C'était le cadre idéal pour commencer à rédiger une première ébauche du volume 2 des « Prophéties de Sanctus Germanus ».

Les Maîtres, principalement Saint Germain, me transmettaient des informations à un moment prédéterminé, durant la matinée ou l'après-midi, dans le petit jardin en face du lac, un endroit de plus serein et de plus beau. Ces transmissions étaient souvent des allusions sur des sujets sur lesquels je devais orienter mes pensées ou mes recherches. Leurs efforts étaient destinés à m'encourager à écrire, plutôt que de me dicter le tout. Après que les transmissions furent terminées, j'écrivis un premier brouillon, en pensant pouvoir le peaufiner avec l'aide d'un éditeur dans les semaines qui devaient suivre. Cependant, ils me firent savoir que le livre n'était pas encore prêt pour la publication. Je devais le terminer après un autre voyage en Inde.

Retour à Darjeeling et voyage à Rumtek, Sikkim

Alors que je me préparais à partir pour Darjeeling en novembre 2005, je reçu le message que je devais apporter avec moi quelques pilules contre la douleur, et puis je vis une scène où je me voyais souffrant au lit et en train d’écrire. Qu’est-ce que c’est tout ça ? demandai-je.

« Tu verras, si tu y vas ». On m’avait prévenu que ce serait un voyage épineux. Pourquoi ? Je ne savais pas à ce moment-là. Donc, le choix m’a été laissé. Mais je savais que c’était à nouveau un test de ma sincérité et de mon engagement envers ce que je faisais.

N’ai-je pas montré suffisamment d’engagement jusqu’à maintenant ? demandai-je. Pas de réponse.

Encore une autre rencontre

Le voyage avait mal commencé. Le vol de Montréal à Newark était sur un tout nouvel avion de passagers brésilien Embraer, et des problèmes techniques se déclarèrent avant même le décollage. Il y avait 5 heures d'attente à Newark avant de prendre le vol pour Singapour, donc suffisamment de temps pour réparer la panne, et prendre mon vol de correspondance, selon le personnel de bord. Les passagers ont donc été invités à attendre à bord de l’avion. Tout irait bien.

Le temps passa jusqu'à ce que le pilote annonce qu'il devait faire appel à une équipe de spécialistes pour résoudre le problème. Tout rentrerait dans l'ordre et nous pourrions décoller prochainement. Une heure plus tard, une équipe de trois techniciens monta à bord. Deux d'entre eux se dirigèrent vers le cockpit, et le troisième vers l’arrière de l'avion. En passant devant moi, il me sourit comme s'il me connaissait. Moi aussi, je l’ai reconnu, mais je ne pouvais pas le replacer. Il ajusta quelque chose dans un panneau électrique, et retourna vers l'avant pour rejoindre ses collègues. Encore une fois, en me croisant, il se retourna et me sourit à nouveau. À cet instant précis, je réalisai qui il était. C'était le même homme qui m‘avait aidé à sortir de l'aéroport de Newark – celui qui avait disparu avant que je ne puisse lui offrir une tasse de café et le remercier. Mais que faisait-il à Montréal ? N'était-il pas de New York ? J'étais sûr qu'il n'y avait pas de réponse logique à cette rencontre, alors je l'ai acceptée avec un petit rire. Je me sentis soudain plus en sécurité en volant dans cet avion.

Deuxième voyage à Darjeeling

Nous arrivâmes finalement à Newark avec six heures de retard, suffisamment de temps pour que je manque mon avion pour Singapour. Le prochain vol était dans trois jours. À ce stade, j'étais tenté de retourner à Montréal plutôt que de passer trois jours à Newark.

Finalement, après avoir réalisé que ce n'était pas de ma faute, Singapour Airlines a consenti de changer mon billet pour me permettre de prendre le prochain vol le lendemain depuis l'aéroport JFK, de New York à destination de Frankfurt, puis à Singapour et Kolkata (Calcutta). Le trajet de Newark à JFK fut difficile, et nous étions coincés dans le trafic pendant des heures. J'étais inquiet que le même scénario ne se reproduise, mais heureusement, nous sommes arrivés juste à temps pour prendre l'avion.

En arrivant à Singapour deux jours plus tard, je réalisai que j’avais manqué le vol pour Calcutta, en Inde, et devais passer quelques jours sur place. Je saisis l'occasion pour aller voir des amis singapouriens. J'arrivai finalement à Calcutta six jours après la date prévue, épuisé.
Après m'être reposé quelques jours, je m'envolai à Bagdogra où j'ai loué un véhicule pour me conduire à Darjeeling. On m’avait dit de prendre un certain chauffeur afin d'éviter certains problèmes sur la route. L’image d’un homme tibétain m'avait été transmise dans un flash, celui qui devait être mon chauffeur. À l'arrivée à l'aéroport de Bagdogra, je payai d'avance un taxi, ce qui est la coutume. À travers la fenêtre, je pouvais voir le contrôleur m'assigner un chauffeur, mais qui ne ressemblait pas du tout au visage qui m'était apparu. Je décidai de tenter ma chance. Si quelque chose devait arriver, j'aurais juste à en supporter les conséquences.

En sortant de l'aéroport avec mes bagages, un jeune homme tibétain fit irruption devant moi. « Bonjour, je suis votre chauffeur. » C’était l’homme que j'avais vu en image. Il me dit qu'il venait d'échanger les billets avec l'autre chauffeur afin qu'il n’ait pas à revenir vide à Darjeeling. Comme je me sentis en sécurité avec lui, je décidai de le garder comme chauffeur tout au long de mon voyage à Darjeeling et à Sikkim. Disons qu'il fût « hautement recommandé », et en effet, c’était un excellent chauffeur, prudent et pas frénétique comme beaucoup de jeunes chauffeurs indiens.

Nous sommes arrivés à Darjeeling après la nuit tombée et je suis allé à l'hôtel que j'avais réservé. C'était un tel dépotoir, que nous sommes allés en voir un autre, qui était légèrement mieux, excepté qu'il n'était pas bien chauffé et que les voisins du dessus étaient bruyants. Après une nuit blanche, je changeai à nouveau d'hôtel pour un autre situé en haut d’une colline.

Je me sentais très affaibli par le voyage, mais je descendis néanmoins au Monastère Bhutia Busty pour voir mon ami le Lama Tenzing. Quand j'arrivai, l'assistant du Lama me dit : « Lama Tenzing n'est pas là. Il est parti à Calcutta il y a deux semaines et devrait bientôt être de retour. Mais il a appelé aujourd'hui pour dire qu'une personne venant du Canada était en route.  Ce doit être vous. Il dit qu'il sera là demain. » Cela faisait deux ans que je n'avais pas parlé au Lama, et ne lui avais même pas dit que je venais. J'allais apprendre par une association plus étroite qu'il avait de grandes capacités télépathiques et de clairvoyance, et qu'il y avait beaucoup de choses que je n'avais pas besoin de lui dire car il les savait déjà.

Puisque j’étais déjà au monastère, je demandai la permission de monter dans la pièce à l’étage pour méditer. En entrant en méditation, je suis entré dans une semi-transe. J’ai reçu un accueil enthousiaste des Frères. Ils se montrèrent tous au niveau étherique et Saint Germain s'avança pour parler à travers mes cordes vocales. Ils me félicitèrent d'avoir fait le voyage, et d'avoir pris l’excellente décision de persévérer malgré toutes les difficultés rencontrées. Puis, Saint Germain s'adressa à moi et me donna plus de détails concernant l'organisation de la Fondation Sanctus Germanus et les tâches à venir.

Après cette séance, je suis sorti sur le balcon. Un des moines s'écria : « Il est là ! Le voici » Lama Tenzing descendait de la montagne suivi par un porteur transportant ses deux valises. Il me reconnut immédiatement et nous avons  discuté pendant un court instant. Il était très fatigué de son long voyage, comme moi-même. Nous avons donc convenu de nous voir le lendemain à mon hôtel.

Je semblais être le seul client de l'hôtel. Le jour suivant, le Lama arriva très tôt et nous prîmes le petit déjeuner ensemble. Il devait aller à Sikkim et serait très occupé avec des cérémonies et des déplacements dans les villages voisins. Nous tenterions donc de nous rencontrer à nouveau dans les prochains jours.

Rendu à ce moment-là, j'étais malade avec un rhume à cause de ces nombreuses nuits blanches durant le voyage. Puis quelque chose d’autre commença à m'arriver. Je passais par quelques ajustements, dont la plupart concernaient la tête et la gorge. Il y avait des moments où j’avais l'impression que ma tête allait se briser en deux. Parfois, je ne pouvais même pas descendre au restaurant pour prendre mes repas et devais demander d’être servi dans ma chambre. Cet ajustement dura environ une dizaine de jours, au point de m’affaiblir, mais tout le temps je savais qu'ils travaillaient sur moi. Je savais que je ne devais pas paniquer à l'idée de mourir tout seul au milieu des Himalayas, même si j'en eus parfois l'impression. Je savais qu'il s'agissait d'un ajustement nécessaire, et que je devais passer au travers. C'était la raison de mon voyage. Je comprenais maintenant pourquoi j’avais apporté des pilules contre la douleur.

Ce qui s’est produit fut l’une des dernières étapes de l’ascension des énergies Kundalini, depuis la base de la colonne vertébrale. Plutôt que de monter d'un coup, l’énergie Kundalini s’est libérée à différents intervalles sur une période de cinq ans, et est monté le long de la colonne vertébrale, de chakra en chakra. Je sentis parfois de l’inconfort dans le bas du dos, suivi de divers symptômes bizarres ou douleurs dans le chakra concerné. Cela pouvait partir et revenir. Cette fois la Kundalini atteignait les chakras de la gorge et du front, ce qui causa les intenses douleurs dans la tête.

À la suite de cet épisode, je demeurai dans un état physique affaibli pendant environ un mois. Cela me prit trois semaines de plus au bord d’une plage en me nourrissant d'aliments frais pour me remettre complètement. Je découvre encore aujourd'hui des choses sur cette « ouverture ». Je fus informé des raisons pour lesquelles cette ouverture avait eu lieu et les travaux auxquels je devrai m'atteler dans le futur. Les communications depuis les dimensions supérieures allaient requérir plus de précision car les messages et les enseignements allaient devenir de plus en plus complexes. Il serait aussi attendu de moi que je les enregistre aussi précisément que possible. Les images accompagnant les messages sont maintenant de couleurs vives, comme dans la vraie vie.

Visite à Rumtek, Sikkim, et au monastère de Rumtek

Bien que me sentant toujours un peu faible, je décidai de louer une jeep et d'aller à Sikkim, principalement à Rumtek, où est situé le célèbre monastère de Rumtek. Plus tard j’allais comprendre pourquoi cette visite devait avoir lieu.

Après une route sinueuse sans fin à travers les Himalayas pour atteindre Rumtek, je m'enregistrai à l'hôtel Shamballa, situé à une courte distance de marche du monastère. Je pensais que le nom était tout à fait approprié, étant donné que Shamballa, le siège éthérique de la Hiérarchie Spirituelle, m'a toujours fasciné.

J'étais le seul client de l'hôtel, qui disposait toutefois de tout son personnel. Je me sentis comme un roi.

 


Shamballa Hotel in Rumtek, Sikkim

Je suis allé pour une visite du monastère le lendemain matin et fut stoppé par une troupe de gardes armés qui voulaient vérifier mon passeport et mon visa pour l’intérieur du Sikkim. Après cette vérification plutôt dérangeante, je montai à l'entrée principale où j’ai trouvé à nouveau deux autres gardes armés de mitraillettes surveillant la porte principale. Encore une fois, je fus surpris de voir un tel déploiement de force brute à l'entrée du monastère, qui était censé être un lieu de paix et de spiritualité.

 


Temple principal du monastère de Rumtek

Le monastère de Rumtek est censé être le siège de l'Ordre Kagyu des bouddhistes tibétains en exil et fut construit il y a environ 40 ans par le 16e Karmapa, ancien chef spirituel de l'Ordre. Il mourut alors qu'il était aux États-Unis en 1981. L'ordre attendit patiemment que le Karmapa se réincarne et ce ne fut pas avant 1992 qu'une équipe de recherche envoyée au Tibet trouva le petit garçon dont on dit qu’il est sa réincarnation. Le garçon, 17e Karmapa, fut intronisé au Tibet, et le Dalaï-Lama le reconnut officiellement. Dès lors, il s'ensuit une lutte de pouvoir entre les moines de haut rang de l'Ordre Kagyu. Le Shamar Rinpoché, ou adjoint de feu le 16e Karmapa, déclara que le garçon tibétain Karmapa est un imposteur, et mis en lice son propre candidat, aussi tibétain, à Kalimpong, en Inde. Il y a donc aujourd'hui 2 jeunes Tibétains dans la vingtaine se réclamant être le 17e Karmapa.

Il est dit que le monastère de Rumtek abrite de grands trésors de l'ordre Kagyu que le précédent Karmapa ramena clandestinement du Tibet. Ce trésor comprend un chapeau noir sacré qui donna au 16e Karmapa ses pouvoirs magiques. Les deux factions des Kagyu revendiquent le monastère de Rumtek comme étant le siège du Karmapa, mais aucun d’eux n'a pu s’approcher ne serait-ce que de la porte principale. Les gardes armés qui sont tout autour du monastère protègent le trésor pendant que la controverse couve. Personne ne peut prédire si ce problème des deux Karmapas sera un jour réglé.

J’ai passé les deux gardes armés et suis entré dans la cour du monastère. C'est d'une beauté à couper le souffle.

L’un de mes objectifs était de rencontrer les responsables de l’enseignement de l'astrologie tibétaine, car je reconnaissais toute son utilité, particulièrement l'astrologie védique. Je suivis quelques visiteurs dans le temple principal, après quoi je pénétrai dans la cour principale où des centaines de moines vêtus de rouge s'affairaient, discutaient, s'entraînaient à la sculpture du beurre (il faisait assez froid pour que le beurre ne fonde pas) ou chahutaient chassant l’autre comme des écoliers dans une cour d'école. J'aperçus un moine travaillant sur une sculpture de beurre et m'avançai vers lui. Il sourit et je commentai la complexité de sa sculpture. Était-il en train d'étudier la sculpture sur beurre ? Il a dit oui, comme beaucoup d’autres moines.

Je lui demandai s'il pouvait me conduire à l'école d'astrologie. Il sourit timidement et répondit : « Je suis le seul étudiant en astrologie du monastère. » Parmi les centaines de moines présents dans la cour, je fus conduit au seul qui étudiait l'astrologie ! Je dus rire. « Mon professeur est là-bas à l’intérieur et très malade. Il est très vieux. Ils veulent que j'apprenne autant que possible avant qu'il ne meure. » Il montra du doigt la chambre de son maître.

Il a dit que ses compagnons moines n'étaient pas très intéressés par l'astrologie, seulement lui. Il me montra son livre d'étude et les thèmes astrologiques avec lesquels il travaille. Tout était écrit en tibétain, mais selon la forme du graphe, j'ai pu me rendre compte qu'il s'agissait probablement d'un mélange entre l'astrologie védique et peut-être chinoise.

« Puis-je vous faire visiter le monastère ? » demanda-t-il.

Je sautai sur l'occasion. Il rangea ses affaires dans sa chambre et réapparu. Nous avons grimpé jusqu'à l'Institut de tibetologie Nalanda, puis nous avons visité un autre temple au dernier étage de l'institut où tous les moines se rassemblent, puis nous avons marché sur un étroit sentier menant à d'autres bâtiments sur le sommet de la montagne où vont les moines pour leur retraite de trois ans. Finalement, il m'emmena dans une chambre où étaient préservées des reliques du 16e Karmapa. Dans la même pièce, il y avait deux autres autels dédiés aux deux garçons revendiquant le siège du 17e Karmapa. Je demandai au jeune moine lequel des deux il croyait être le vrai Karmapa. Il répondit : « Les deux. »

Je lui demandai si je pouvais voir sa chambre monastique. Il accepta. C'était très simple, avec deux lits disposés en forme de L le long du mur. Un lit était légèrement plus haut que celui du moine. Il dit que c'était le lit d'un moine plus âgé, son mentor. Je remarquai qu'il avait affiché la photo d'une chanteuse de pop tibétaine à son mur. Je plaisantai en lui demandant s'il s'agissait de sa petite amie, sachant très bien que la question le mettrait mal à l’aise. Il rit et dit qu'il s'agissait d'une célébrité de la chanson. Les moines étaient-ils autorisés à avoir des petites amies ? « Seulement des amies » dit-il.

Puis il me tendit sa carte de visite, et je fus surpris de voir qu'il avait une adresse électronique. « Oui parfois je vais au cybercafé à Gangtok. » Je ne pus retenir un rire. Même en ce coin reculé du Sikkim, les jeunes moines d'aujourd'hui connaissent le miracle de l'internet.

Une communication surprenante de Krishnamurti

Pendant mon séjour dans les Himalayas, les Frères me communiquaient des messages quotidiennement. Ces messages concernaient l'organisation future de la Fondation, parsemés de conseils sur des sujets divers.

Un soir à l'hôtel Shamballa, je reçus une invitation à canaliser un message de quelqu'un. J'allumai l'enregistreur et m'assis calmement. La voix s'annonça comme étant l'ancien Krishnamurti, la personne désignée par les premiers théosophes comme étant le prochain Instructeur Mondial, et qui plus tard désavoua sa mission avec la Société Théosophique. Cette rupture d'avec les théosophes provoqua un grand scandale et un grand embarras pour la deuxième génération de dirigeants théosophes, en particulier Annie Besant et Charles W. Leadbeater, ses principaux promoteurs.

Dans la communication avec Krishnamurti, celui-ci m'expliqua un peu plus sur les ajustements physiques que j'avais endurés à Darjeeling et comment il avait dû passer par des ajustements semblables. Il me donna des explications à propos de l’énergie Kundalini mentionnée précédemment.

Je lui demandai de but en blanc pourquoi il avait abandonné sa mission en tant qu'Instructeur Mondial. Il répondit qu'il ne l'avait pas abandonnée, mais qu’il avait seulement désavoué son lien avec la Société Théosophique. Il me rappela qu'il avait passé toute sa vie à enseigner, à écrire et à donner des conférences. J'admis qu'il avait raison. Mais le problème, dit-il, fut que ce qu'il enseigna fut bien trop en avance sur ce qu'il aurait dû enseigner. Le monde n'était pas prêt pour cela. Il admit qu'il fut parfois dérouté par d'autres forces (lesquelles, je présume en quelque sorte étaient extra-terrestres), mais en même temps jamais il ne désavoua sa connexion avec le Maître KH et le message du Christ qu'il était censé transmettre.

Cette communication m'inspira une grande compassion pour lui, et je compris mieux ce qu'il dut traverser, en particulier les ajustements physiques que nous semblions partager. Le fait de seulement contempler l'état du monde entre les deux guerres mondiales me donne à croire que sa mission fut mal interprétée depuis le début. Peut-être fut-il un avatar envoyé à ce moment dans un monde en crise afin d'en amoindrir la négativité, mais ce furent certainement les visions plus ambitieuses de Besant et Leadbeater qui ont conduit à l'incompréhension de son soi-disant rôle d'Instructeur Mondial. Avec quelques notions d'histoire, le monde des années 1930 n’était pas vraiment prêt, même de loin, à recevoir les profonds enseignements de l'Instructeur Mondial. Certains disent que le monde serait aujourd'hui bien différent s'il avait mené à bien sa mission. Peut-être, mais j'en doute fort, puisque les machines de guerre avaient déjà été mobilisées à l'époque.

 

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