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Compte rendu personnel d'une formation médiumnique

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L'Année 2004 : Une année de défis et d'obstacles

Après mon expérience euphorique à Darjeeling, en 2004  je subis de sérieuses épreuves concernant ma persévérance et mon discernement spirituel. Certaines phases furent si éprouvantes que je faillis jeter l'éponge plus d'une fois. Ce fut une année de tromperie, de trahisons, de déception, de désillusions, de pertes, de duperies - le chemin tortueux de l'initiation que certains doivent expérimenter pour développer une idée plus réaliste de l'état de la spiritualité sur terre de nos jours.

Phénomènes

À mon retour de Darjeeling, j’ai approfondi davantage ma relation avec un médium que j'avais rencontré à Hawaï, celui qui pouvait produire des phénomènes (par exemple, matérialiser des gemmes et des métaux précieux) et de canaliser, pendant les séances, des communications directes avec le monde des esprits. Ces communications passaient par des cordes vocales ectoplasmiques dans une trompette spécialement conçue pour ce type de séances. Après avoir organisé plusieurs séances privées et publiques, j'ai réalisé que les « esprits » qui se manifestaient n'étaient pas les Maîtres qu'ils prétendaient être, mais des entités astrales de bas niveau dont l'objectif final était de détourner la Fondation de sa mission, à la faveur de combines financières ridicules destinées à enrichir le médium et à le rendre célèbre.

J'ai alors décidé de rompre ma collaboration avec ce médium et les esprits qui travaillaient avec lui. Par conséquence, ma vie s'en trouva menacée. Le médium et sa femme me menacèrent de poursuite judiciaire, et son beau-fils, un expert en informatique, lança une attaque de virus sur notre système informatique pendant un mois. J'étais soumis à des attaques astrales nocturnes, du genre Poltergeist, étant donné que le médium était capable de voyages astraux et de venir me hanter dans ma chambre avec son corps astral. Plus ils me menaçaient, plus j'étais convaincu d'avoir pris la bonne décision. Après plusieurs nuits sans sommeil, j’étais en mesure de rassembler les forces de lumière de mon côté, avec l'aide des Maîtres, et d’interdire leur entrée chez moi. Bien que le médium cessa ses attaques personnelles contre moi, ses associés astraux continuent à ce jour à essayer de faire des incursions dans la Fondation, en particulier par des individus séduits par leurs propres facultés psychiques et trop ouverts aux influences astrales.

La production de phénomènes avait sa place au 19e siècle lorsque le monde occidental était paralysé par la peur de la mort. Les apparitions et les phénomènes produits pendant les séances permettaient à la Hiérarchie Spirituelle de montrer au monde qu’il y avait effectivement une vie après la mort. Les phénomènes donnèrent de solides preuves de la continuité de l'existence après la mort. Mais aujourd'hui, la production de phénomènes évoque plutôt une distraction à sensation forte pour entretenir la foule ou lieu d’inciter à une pensée contemplative profonde qui est nécessaire pour le développement spirituel.

J'ai tiré une bonne leçon de cette expérience. J'admets qu'au début, j'étais fasciné par les phénomènes où des gemmes et autres pièces précieuses émergeaient de la lèvre inférieure du médium. De plus, parler à une voix sortant d'une trompette suspendue dans les airs, et qui prétend être celle d'un Maître, peut être tout aussi convaincant que trompeur.  Mais la production de phénomènes, tout aussi fascinants soient-ils pour l'œil humain, ne peut être assimilée à des desseins divins. Il n'y a rien de particulièrement spirituel associé à cette faculté, mise à part la démonstration du pouvoir de communication avec des entités astrales de bas niveau. Les attaques qui suivirent ma rupture avec le médium exposèrent aussi le côté obscur et insidieux de cette faculté et la facilité avec laquelle cela peut servir pour la magie noire.

La production de phénomènes jouera un rôle important dans le futur, lorsque l'humanité aura appris à s'en servir pour répondre à ses propres besoins. Cette faculté émergera comme un sous-produit d'un développement spirituel avancé. Malgré le caractère spirituellement trompeur de cette expérience, celle-ci m’a  convaincu que la production de phénomènes est possible et que l'alchimie d'antan est toujours bien vivante.

Une étrange rencontre

Les attaques astrales et des virus informatiques m'avaient laissé plutôt découragé. J'étais dans un état pensif me demandant si ma vie au service de la Hiérarchie allait dans la bonne direction.

Un soir, je décidai de rejoindre quelques amis dans un café et puis de dîner avec eux. Après avoir passé quelque temps au café, nous avons décidé de marcher jusqu’au restaurant italien le plus proche. Je marchais à l'arrière du groupe tout en discutant avec un ami lorsque je remarquai un petit chien blanc en laisse et son propriétaire qui marchaient dans la direction opposée. Le chien était d'un blanc pur, et c'est ce qui attira mon attention. Je levai les yeux sur son maître, et vu un homme à l'apparence plutôt étrange, au teint sombre, presque bleuâtre, habillé impeccablement d'une sorte de tunique blanche indienne. La blancheur de ses vêtements ajoutée à celle de son chien était vraiment frappante. Ils étaient assortis. L'homme me lança un regard étrange, juste assez pour que, lorsque nous nous croisâmes, il y ait une sorte de reconnaissance mutuelle.

Je continuai à marcher et à discuter avec mon ami jusqu'au carrefour suivant. Alors que nous attendions le changement de feux, j’ai remarqué le même homme avec son chien sur le côté opposé du carrefour ! Comment était-il arrivé là ? Je venais de le croiser il y a trois minutes ! Les feux changèrent et nous nous croisâmes de nouveau. Cette fois, cependant, ses yeux me fixèrent de telle façon que je m'arrêtai pour le regarder traverser la rue. Puis pouf! Lui et son chien disparurent.

Je n'ai toujours pas bien saisi le sens de cette rencontre. Elle était semblable à celle que j’ai eue dans un restaurant à Hawaï. Je ne suis pas sûr si cet homme était un maître déguisé ou alors un des bienveillants E.T. avec qui je serai en contact dans le futur. Mais considérant son teint sombre presque bleuté, je suppose que c’était un E.T.

Cette étrange rencontre a eu pour effet de me tirer d'un coup hors de mon état de découragement. Elle me rappela qu'il y avait toujours une présence autour de moi et que je n'étais peut-être pas aussi égaré que je l'imaginais.

Une autre rencontre

En rompant ma relation avec le médium, je dus annuler quelques séances prévues en Europe. J’ai pris l’avion pour la Norvège afin de rencontrer les organisateurs de la séance dans ce pays et leur expliquer mon point de vue sur le sujet. Pour la plupart, ils comprirent et acceptèrent ma position.

En Norvège, j’ai décidé de faire une courte croisière dans les fjords et de visiter le cercle arctique. J’ai réservé une cabine sur un bateau en partance de la ville portuaire principale de Bergen. J'avais l'intention de prendre le train afin de rejoindre le bateau, mais au final, un des étudiants de la Fondation proposa de m'y conduire, car cela faisait des années qu'il n'était pas retourné dans la région.
 
Le paysage y était vraiment spectaculaire, sauf que nous étions à court de temps. Nous avions calculé que si avec de la chance nous ne nous retrouvions pas dans les embouteillages, nous aurions juste le temps d'arriver à Bergen avant le départ du bateau. Il a commencé à pleuvoir, puis à tomber de la neige fondante, et la route devint de moins en moins praticable. Il semblait de plus en plus problématique d’atteindre le navire à temps.

Nous sommes arrivés à Bergen 15 à 20 minutes d'avance, mais mon ami ne savait pas où le bateau était amarré. Le temps filait, il pleuvait des cordes et la nuit tombait. Nous étions perdus. Soudain, une voiture de police s'avança vers nous et nous fit signe d’arrêter. Le policier s’approcha du côté conducteur et nous énuméra la liste d’infractions que mon ami venait de commettre le long de la route. Mon ami lui expliqua ce que nous cherchions et que nous étions effectivement perdus.

La discussion se déroulait en norvégien, et bien que je n'y comprenne pas un mot, je pouvais néanmoins sentir ce qui se passait. Le policier baissa la tête pour me regarder, puis dit quelque chose à mon ami.

« Le policier dit de le suivre, il va nous escorter jusqu'au port » dit mon ami. Il m’a fait remarquer quelque chose qui lui semblait étrange dans cette rencontre.

D'habitude les policiers en Norvège voyagent à deux, pour que l'un serve de témoin. Ce policier était seul. En outre, il ne pouvait pas comprendre pourquoi le policier n'avait jamais demandé de voir les papiers ni le permis de conduire.

Malgré tout, tels des VIP, nous traversâmes le trafic en suivant la voiture de police jusqu'au port. Une fois arrivé au port, il était évident que nous avions manqué le bateau. Les débardeurs étaient déjà en train de nettoyer et fermaient le quai. Le policier sauta de son véhicule et s'adressa aux débardeurs. Puis il vint de mon côté, du côté passager de la voiture, pour parler à mon ami. Je descendais ma vitre et pouvais bien le voir alors qu'il parlait en norvégien à mon ami. Soudainement, je remarquai que sa tête changeait constamment, et alors que je me concentrai sur son visage, apparut celui bien connu du Comte de St-Germain, qui resta jusqu'à ce qu'il finit de parler. J’ai alors réalisé qui il était.

Le policier nous conseilla de prendre le bateau à son prochain arrêt et nous suggéra une route pour y arriver. Le policier donna un stylo à mon ami afin qu'il puisse écrire les instructions, puis il rejoignit sa voiture pour nous escorter hors de la ville. Nous le suivîmes jusqu'à la périphérie de Bergen, où il alluma brièvement ses gyrophares et nous fit au revoir de la main.

Je dis à mon ami : « Réalises-tu qui c'était ?»

« Non. »

« C'était Saint Germain »

« Et j'ai toujours son stylo ! », dit mon ami. « Un grand souvenir de ce voyage !»

La Fondation est établie

À mon retour à Montréal, la procédure administrative était terminée et la Fondation Sanctus Germanus fut officiellement établie en mai 2004, avec pour mission de promouvoir la libération de l'âme à travers l'éducation, la méditation, et la guérison. L'enregistrement auprès du gouvernement prit 5 mois, durant lesquels le dossier avait été mystérieusement égaré. Plus tard j’ai réalisé pourquoi : ce délai me donna l'occasion d'enlever le médium de la liste des cofondateurs. Par le temps que le gouvernement retrouva les documents perdus, j'ai eu la possibilité de les modifier afin d'y inclure ceux qui voulaient vraiment servir.

Séparer le bon grain de l'ivraie

Depuis sa création, la Fondation fut la cible d'attaques du plan astral. Un flux continu de gens a passé à travers la fondation - –voyants, médiums, shamans, kahunas, guérisseurs amérindiens, guérisseurs spirituels, thérapeutes, psychologues, professeurs de yoga, et autres - tous vantant leur propre agenda égoïste, espérant profiter d'une manière ou d'une autre de la Fondation. Plusieurs ont affirmé être envoyés par les maîtres, mais en réalité ils sont venus uniquement pour gagner plus d'argent, pour trouver un emploi pour eux ou leur conjoint, ou un mari enclin à la spiritualité, ou pour se faire leur propre publicité, améliorer leur C.V., se trouver un bureau, un endroit pour faire du yoga, ou imposer leurs enseignements spirituels, etc. Un monsieur prétendant être le descendant royal direct de Saint Germain et vivant sous le patronage d'une famille royale d'Europe, voulait un nouveau patron : nous. Plusieurs voulaient que nous les parrainions afin de leur permettre d’immigrer au Canada, et la liste s’allonge encore et encore. Mais il s'est avéré qu'une fois que je comprenais leur intention réelle et que je l’exposais, alors ils disparaissaient.

Certains approchèrent la Fondation en tant que chercheurs de vérité. Certains vinrent même habillés en conséquence, portant par exemple des vêtements de type hindous ou des turbans. D'autres cherchaient à voir des phénomènes. Certaines organisations vinrent sous le couvert de la spiritualité. À mon grand étonnement, ces organisations avaient souvent adopté des enseignements complètement déformés, inspirés de la Sagesse Ancienne. D'autres répudiaient ouvertement cette dernière en faveur de nouveaux enseignements. Encore aujourd’hui, une organisation continue de proposer un week-end accéléré d'initiation qui amène les gens sur une voie rapide vers l'ascension !

Au bout d'un moment, je fus même contraint de purger la Fondation de tous ses membres fondateurs, à mesure que leurs véritables intentions furent exposées. Plus d'une fois, je me suis retrouvé seul entre les quatre murs du centre.

Le bâtiment, une maison du début du siècle, avait beaucoup de problèmes de plomberie qui sont apparus après la signature du bail. Les fuites provoquaient des moisissures qui se développaient partout, créant un cadre tout à fait insalubre et inadapté pour des soins spirituels. La goutte d'eau qui fit déborder le vase arriva lorsque les locataires du dessous, deux lycéens et leur père, emménagèrent dans l'immeuble. Ils installèrent une chaîne stéréo digne d'une discothèque, et malgré nos nombreux appels au calme, la nuisance produite nous empêchait d’offrir des cours, des consultations ou des séances de méditation. Au printemps 2005, nous fûmes contraints de déplacer les locaux de la Fondation dans un immeuble de bureaux, où la paix et la tranquillité nous ont bénis jusqu'à présent.

Chaque contact m’a permis d’en apprendre plus sur le discernement spirituel, surtout comment repérer les vraies intentions d'un individu en une seule séance. Ma formation en affaires a facilité une certaine franchise, celle d'appeler un chat « un chat ». Aujourd'hui je n'hésite pas à exposer au grand jour les plans de la personne en face de moi. Mieux vaut clarifier les intentions dès le départ plutôt que de s'en rendre compte plus tard quand les choses ont suivi leurs cours.

Je pense m'être fait plus d'ennemis durant les neuf premiers mois de l'année 2004 que pendant toute ma vie.  Mais j'ai réalisé que chaque incursion était un test visant à me détourner de la Voie et de saboter la mission de la Fondation. Même lorsque je succombais à certaines paroles douces ou était amené à faire quelque chose au détriment de la fondation sans le savoir, mon professeur Morya m'en avertissait afin d’affronter le problème. Bien que j'essayais de régler le problème en douceur, l'approche directe donna toujours les meilleurs résultats . L’une des membres soutenait qu’elle canalisait Saint Germain, mais ses messages étaient toujours contraires aux intérêts de la Fondation. J'ai dû finalement lui demander de partir. El Morya m'avait aussi prévenu que le site internet serait une cible de choix pour les sabotages. En effet, plusieurs ont passé les portes de la Fondation dans le but de gagner accès à son site internet. Lorsque je refusais, ils se retournèrent contre la Fondation.

Cela ne signifie pas que les vrais chercheurs de la vérité ne se sont pas approchés de la Fondation. De nombreuses personnes sincères et dévouées qui se consacrent au service désintéressé font partie actuellement de la Fondation. Elles sont d'ailleurs restées au sein de la Fondation tout au long de ses diverses épreuves et tribulations et ont grandi spirituellement grâce à ce service. Graduellement, l'effet boule de neige gagne en force et élan.

Après ces débuts agités, les incursions ont diminué énormément, mais je n'en baisse pas la garde pour autant. L’année 2006 fut étonnamment calme, avec une seule tentative d'incursion, d'importance toutefois. Ceux qui approchent la Fondation aujourd'hui sont pour la plupart sincères dans leurs recherches. C'est pour moi la preuve que ces premiers assauts étaient des tests, et je n'en sors que plus averti. L’année 2004 était l’équivalent d’une initiation semblable à celle d’une fraternité collégiale au sein de ce qu’on appelle le mouvement spirituel.

Trahisons personnelles

Alors que mes luttes reliées à la création de la Fondation continuaient, des membres de ma famille proche commençaient à s'impatienter. Alors que je diminuais mes visites à Hawaï pour m'occuper des problèmes de la Fondation, un proche parent se retourna contre moi en me déshéritant et en propageant des rumeurs malveillantes à mon sujet au sein de ma famille élargie. Quelques mois plus tard, mon père me renia sur son lit de mort en me diffamant, pour des raisons qu'il me reste à comprendre. À nouveau, j'étais déshérité.

De plus, des connaissances ou des amis proches commencèrent à s’éloigner de moi, sans raison apparente autre que celle que j’ai perçue plus tard comme étant une plus grande différence de vibrations.

J’ai raconté mon « annus horribilis » (année horrible, en latin), non pas pour éveiller la sympathie du lecteur, mais bien pour illustrer que le chemin de l'initié n'est pas une partie de plaisir. C'est un chemin épineux, tortueux et éprouvant, mais aussi ponctué de moments d'allégresse lorsqu’on ne fait qu’effleurer le Divin. Pourtant, vu dans la perspective de notre Sentier de l'Initiation, surmonter toutes ces difficultés et incompréhensions, qui après tout ne furent pas insurmontables, deviennent partie intégrante du processus par lequel l’on doit passer pour rester sur le chemin spirituel. Les vieux amis et la parenté s’éloignent, tandis que de nouveaux amis, dont les liens remontent à de nombreuses existences antérieures, entrent dans votre vie, et la récompense de l'amitié prend alors une tout autre signification.

Apprendre à canaliser

Alors que l'année 2004 avançait, je désirais ardemment un nouveau contact avec le vénérable Sir Arthur Conan-Doyle. D'une certaine manière, pendant toute cette agitation, j’avais été tellement pris par ces séances et la production de phénomènes que j'avais perdu le contact avec lui. Un soir, sous la douche, je fixai d’un regard vide la serviette de bain suspendue en face de moi lorsque soudain le visage de Sir Arthur apparut. « Te souviens-tu de moi ? » demanda-t-il. « N'ai-je pas frappé plus d'une fois » a-t-il dit, évoquant, il me semble, mon obsession vis-à-vis des phénomènes durant lesquels j’avais bloqué ma conscience à sa présence. J'étais très heureux de le revoir et je me suis confondu en excuses pour ma négligence à son égard.
 
Lui et son comité étaient prêts maintenant à reprendre ma formation. Cette fois-ci il s'agissait d'une nouvelle technique de canalisation. Je n'étais pas destiné à devenir un médium en transes profondes, tel qu’il me l'avait expliqué deux ans auparavant. Au lieu de ça, j’avais choisi de canaliser selon le mode d'un amanuensis (secrétaire) conscient, à la manière d'A. Bailey (qui soit dit en passant détestait les médiums bien qu'elle en fut un elle-même). Les raisons pour lesquelles la Hiérarchie Spirituelle préfère la canalisation consciente de nos jours sont : 1)  que la capacité intellectuelle de l'humanité est bien plus grande aujourd'hui ; 2) la Hiérarchie Spirituelle désire engager l'intellect du médium dans tout le processus de transmission du message de sorte que le médium ne devient pas qu'une guenille qu'on utilise et qu'on met au rebut, mais qu'il contribue activement à la transmission du message pour en bénéficier karmiquement, et finalement, 3) pour améliorer la qualité par une évaluation consciente du message transmis. En d'autres mots, lorsque l’esprit subconscient du médium coopère à la transmission du message, son esprit conscient peut littéralement prendre du recul et entendre ainsi qu’évaluer les paroles provenant de ses cordes vocales.  C'est en effet une forme de dédoublement de la personnalité.

Nous avions convenu d'étudier à 21 heures tous les soirs dans le calme de ma chambre jusqu'à ce que je sois en mesure de canaliser efficacement. À chaque rencontre, l’un des membres de son comité me transmettait à tour de rôle, un message à travers ma voix, alors que j'écoutais. Avec le temps, je fus en mesure de donner accès au messager à un canal de lumière dans mon cerveau relié à mes cordes vocales. Je pouvais ne plus rien faire et simplement écouter consciemment le message tandis que ma bouche bougeait.

Alors que le message était transmis par ma voix, je me trouvais à commenter le contenu de ce qui sortait. J’ai réalisé qu'immédiatement après la transmission du message, je pouvais me rappeler ce que je venais d'entendre, mais je ne pouvais retenir le contenu du message. Si je n’enregistre pas le message, je peux seulement me rappeler certains points le jour suivant. C’est dû au fait que l'information n'est pas générée par mon cerveau, mais par une autre intelligence.

J'utilise cette faculté avec parcimonie. Je ne canalise pas en public sauf en de très rares occasions. J'enregistre ces communications orales de la Hiérarchie Spirituelle pour mes écrits, lorsque celle-ci me donne des instructions spécifiques ou lorsque je souhaite recevoir une confirmation de ce que j'ai perçu par clairaudience. Il y a des moments où les Maîtres ont des messages à transmettre au monde, et dans ce cas, je me tiens à leur disposition pour les recevoir et les publier sur notre site internet. Je ne canalise pas de messages pour en tirer quelques subsides ou pour captiver une audience. Cela aurait pour effet de compromettre la canalisation. Je canalise uniquement lorsque les Maîtres m'y invitent, car ce n'est pas dans mes prérogatives d’enjoindre un Maître à communiquer.

Consultations

Pendant l'année 2004, j'ai commencé à recevoir des clients pour des consultations en matière de spiritualité. Un flux constant de personnes a répondu à l'appel, pour la plupart des gens originaires de tous les pays anglophones du monde. Ils me contactaient via l'internet, le téléphone, ou en personne. Ce fut par ce moyen que j’ai rencontré d'autres chercheurs de vérité.

Pour les consultations, dont la plupart étaient à longue distance, je devais m'en remettre aux conseils et aux informations des guides spirituels. Souvent, Morya et d’autres Maîtres intervenaient, même si je ne leur avais pas expressément fait la demande, connaissant leur grande charge de travail. Sir Arthur venait aussi de temps en temps apporter son aide.

Par la suite, j’ai offert des consultations personnelles aux porteurs de lumières venant de l'extérieur de la ville et passant par Montréal.

Ecriture et publication

Les Maîtres m'ont rappelé qu'une de mes tâches principales était d'écrire et de publier environ 11 livres. Ce fut pendant toute cette agitation que je parvins à publier le volume 1 des « Prophéties de Sanctus Germanus » traitant de la chute des Forces Sombres et de la période de l'Armageddon que nous traversons. Pour écrire ce livre, je me suis fié aux directives reçues lors des conversations avec Sir Arthur à travers le médium en transe. J'ai aussi travaillé de manière clairaudiente avec l’adepte connu sous le nom de Justin Moreward Haig pour traiter les aspects économiques et financiers du livre. Je n'aurais jamais imaginé cinq ans auparavant, que j'écrirais un livre afin de dénoncer les machinations des Forces Sombres, et j’acceptai le défi sachant bien qu’il y avait des risques. L'information fut transmise à une autre personne un an auparavant, mais celle-ci n’a pas réussi à écrire quoi que ce soit, de crainte pour sa vie.

Alors que j'écrivais et éditais le premier volume « Les prophéties de Sanctus Germanus », je demandai au maître Justin Moreward Haig : « Comment puis-je savoir que ce que vous me dites est vrai ? Si cela ne l'est pas, je vais avoir l’air ridicule.» Il répondit : « Vous ne le saurez que lors des évènements en question. Vous ne pouvez pas discuter de l’avenir à partir de votre point de vue terrestre ».

Les évènements prédits dans ledit ouvrage sont en effet en train de se dérouler, ce qui m'encouragea à écrire le volume 2 des Prophéties, publié en novembre 2006. Ce volume se concentre sur le rôle du porteur de lumière au travers des changements terrestres après 2012 et la reconstruction qui suit. Il traite des scénarios reliés aux changements terrestres et de la manière dont le porteur de lumière peut agir pour aider l'humanité pendant cette période.

J'ai passé l'été 2005 dans les montagnes des Laurentides à écrire le premier brouillon du volume 2. Alors que je pensais qu’il était plus ou moins terminé, Saint Germain intervint et me suggéra de partir en Inde et de visiter à nouveau Darjeeling ainsi que Sikkim avant de publier le volume 2. « Vous verrez comment ce voyage influencera le livre. » Je retardai alors la publication jusqu’à mon retour. »

L'écriture requiert beaucoup de temps et de réflexion. Le meilleur moment pour recevoir du matériel de la Hiérarchie est de 3 à 5 heures du matin, lorsque l'air est pur et la ville endormie. Une fois que les énergies de la ville s’agitent à l'heure de pointe, recevoir des transmissions claires devient plus problématique, sans toutefois devenir impossible. Le sujet du troisième livre me fut révélé par la suite. J’ai canalisé le contenu de la même manière, au petit matin.

Le développement de la guérison télépathique

Alors que les attaques initiales contre la Fondation diminuèrent, je poursuivis  mes recherches sur les soins spirituels, un sujet qui m’avait fasciné quelques décennies auparavant, et que j'avais oublié. J'avais pratiqué la guérison spirituelle en tant que pratiquant scientiste chrétien, mais après une dizaine d’années, je quittai l'Église du Christ Scientiste et abandonnai la pratique de la guérison spirituelle. Il y eut un intervalle d'une quinzaine d'années avant que je ne sois à nouveau en présence de guérisseurs énergétiques au sein du mouvement du Nouvel Âge.

J'observai calmement les praticiens du Reiki et de l’IET (Integrated Energy Therapy), ainsi qu'une série d'autres méthodes afin de me faire une idée de leur efficacité. Je remarquai que la plupart de leurs guérisons étaient anecdotiques du genre « Je me sens bien ». Lors des soins pratiqués au sein de l'Église du Christ Scientiste, les guérisons étaient confirmées par le témoignage d’une troisième partie, ou par un médecin. Il était difficile d'attribuer de véritables guérisons à ces praticiens énergétiques, telles qu’ils les revendiquaient. Je fus aussi consterné de constater la facilité avec laquelle on pouvait devenir maître Reiki, soit en trois week-ends de cours et pas une seule preuve de guérison ! Je notai aussi que des praticiens faisaient du Reiki à des personnes sans leur consentement, ce qui à mes yeux est une flagrante violation de leur libre arbitre et de leur intimité. Contrarié par ces pratiques, j'eus finalement une discussion avec une praticienne Reiki expérimentée qui me confirma qu'elle avait dû effectuer 7 années de pratiques chevronnées avant d'être appelée maître, et qu'elle a dû montrer des preuves de guérisons.

J’ai suivi aussi un cours de guérison ésotérique, tel qu'adapté des écrits d'Alice A. Bailey sur la Guérison ésotérique et j’ai également expérimenté d'autres méthodes. Puis, on m’a rappelé l’une des révélations mentionnées dans le cours de l'école des mystères de la Fondation, à savoir que, Celui qui adombra le Maître Jésus lors de sa mission sur terre, et qui lui donna ses extraordinaires pouvoirs de guérison ne fut autre que l'Ancien des Jours, Sanat Kumara, le Logos Planétaire, et pas Maitreya comme on le croit généralement. Je méditai sur ce point et demandai à Sanat Kumara de me montrer une méthode de guérison spirituelle similaire à celle que Jésus avait utilisée.

Progressivement, on m’enseigna une méthode de guérison télépathique (GT). Aujourd'hui, la GT requiert la visualisation du patient lors de son sommeil, ce qui signifie que nous devons obtenir sa permission avant de procéder avec le traitement. Il n'y a aucune limite à la distance à laquelle le traitement peut être fait, il peut donc être envoyé n'importe où dans le monde. Le patient doit être réceptif, préférablement quelqu'un sur le chemin du développement spirituel, bien que ce ne soit pas toujours nécessaire. Le but ultime de la GT n'est pas la guérison. C’est d'éveiller l'individu à quelque chose qui va au-delà de la maladie physique. C'est un appel de clairon pour que la personne commence à regarder sérieusement le côté spirituel de sa vie. Et la conséquence secondaire est la guérison.

Ma première cliente fut l'amie d'une amie d'une amie. Elle me dit qu'elle avait peur. Elle avait un cancer des os en phase terminale. Je pensai : « Mon Dieu, Ils veulent vraiment me mettre au défi ! » Nous avons bavardé et elle s'est calmée un peu. Je ne sais pas si j’étais calme moi-même, mais je me suis lancé néanmoins. Je lui demandai de fermer les yeux et de se détendre alors que je lui administrais les soins télépathiques. Je vis par mon œil psychique une figure lumineuse descendre derrière elle et placer ses mains sur ses épaules. L'archange Gabriel, me sembla-t-il, était venu nous aider. J'avais besoin de toute l'aide que je pouvais obtenir. J'ouvris les yeux et je vis que la femme avait un léger sourire sur les lèvres. Elle dit : « Je l'ai senti! Je sens que je suis guérie! » Elle quitta mon cabinet exaltée, loin de son état de peur et de dépression du début.

Un mois et demi plus tard, elle m'appela pour me dire que son contrôle mensuel confirma que son cancer était en rémission. Elle me dit : « Je sais que c'est grâce aux soins que vous m'avez donné ».

Tous les guérisseurs spirituels ont besoin d'un coup de pouce comme celui-là ! Et cette guérison m'a démontré que la méthode que les Maîtres m'ont apprise, fonctionnait, quoiqu’avec un peu d’aide. À partir de ce moment-là, je reçus beaucoup de demandes pour des soins télépathiques de partout aux États-Unis et du reste du monde. J'étais surpris de voir que la distance ne posait aucun obstacle. En fait, c’était plus facile pour moi de soigner quelqu'un à Hong-Kong que quelqu’un en face de moi. Au cours de l’année qui suivit, je documentai tous les soins réalisés : infection des reins, migraines, troubles digestifs, transits intestinaux, affections cardiaques, faiblesses hépatiques, troubles du sommeil - toute la gamme des souffrances y passait. Après avoir maîtrisé la guérison des maux physiques, je fus confronté aux maladies physiques dont l’origine était les troubles émotionnels. Il me fut alors montré la façon de soigner le corps astral en réponse à ces problèmes d'ordre plutôt psychologique, avec beaucoup de succès.

Les patients ne peuvent pas tous être guéris instantanément. Certains doivent s'affranchir d'une charge karmique et doivent surtout accepter que des énergies plus élevées puissent guérir. Beaucoup viennent à nous en dernier recours, naufragés du système médical traditionnel, et n'en attendent pas moins qu’une guérison immédiate. Certains ont en effet de la chance, mais la plupart doivent travailler sur des problèmes émotionnels profondément enracinés avant qu’ils ne puissent se libérer de leurs symptômes physiques.

Ainsi, en 2006, après avoir documenté à la fois des guérisons physiques et émotionnelles, je me sentis suffisamment en confiance pour enseigner la guérison télépathique à un petit groupe d'étudiants dévoués. Ils ont documenté leurs interventions toute au long de l'année suivante et ont constitué la première promotion de guérisseurs télépathiques.

La guérison télépathique a été développée pour répondre à un besoin de guérison alarmant qui va surgir suite à la période de catastrophes naturelles et de changements terrestres. À l’avenir, elle sera utilisée pour des guérisons de masse. Son efficacité dépend du niveau de spiritualité du thérapeute. Ainsi, à mesure que l’on progresse au niveau spirituel et en clarté, l’on augmente ses capacités de guérir. Le lien est solide, et la protection de la méthode est garantie, car elle ne peut fonctionner si les intentions du thérapeute ne sont pas entièrement tournées vers le service désintéressé et la clarté spirituelle.

« Retour » à Adyar, en Inde

Vers janvier 2005, les attaques contre la Fondation s'estompèrent, et je ressentis le besoin de « revoir » la Société Théosophique à Adyar, en périphérie de Chennai (Madras), en Inde.

 

Après un jour de repos à Chennai, suite à un vol long et éprouvant depuis le Canada, je suis allé à Adyar. On m’a dirigé vers le hall principal afin de rencontrer la directrice des relations publiques. En prenant rendez-vous pour une visite des lieux, je ne fis aucune allusion à ma première incarnation, et je n'avais pas l'intention de le mentionner du tout. La marche jusqu'au grand hall me donna des frissons le long de ma colonne vertébrale. La question était de savoir si cette organisation pouvait être mise à contribution pour accomplir certaines tâches pour la Hiérarchie Spirituelle pendant cette période tumultueuse.

Je m'assis avec la directrice des R.P., qui remarqua ma connaissance approfondie de la Société Théosophique alors que je n’étais pas un membre. Mes connaissances en la matière viennent de la lecture de « Old Diary Leaves » du Colonel Olcott, et non des souvenirs de mon âme. Au cours de la discussion, je mentionnai en passant les Maîtres de Sagesse, vu que le hall principal était appelé « La demeure des Maîtres ». Néanmoins, elle évoqua les Maîtres en parlant d'eux au passé, et je lui demandai ce qu'il en était des communications présentes avec Eux. Elle fut déconcertée par la question et admit qu'il n'y avait pas eu de communication depuis les années 1930, et qu'elle ne croyait pas qu'elles étaient nécessaires.

Puis furent évoquées les histoires concernant l'affaire Krishnamurti et les divers scandales indicibles qui avaient occupé les théosophistes de la seconde génération. Je réalisai alors que la Société Théosophique s'était repliée dans un profond mutisme en ne communiquant plus avec les Maîtres de peur de provoquer de nouveaux scandales. Ils se contentaient de demeurer dans le passé, en écrivant des articles, en retravaillant l'information transmise à l'époque dans de nouvelles recherches sur la Sagesse Ancienne. Il était également inconcevable pour la directrice que quiconque puisse communiquer aujourd'hui avec les Maîtres. Je lui demandai comment la Société pouvait avancer sans l’orientation spirituelle des Maîtres, ce à quoi elle répondit que cela ne semblait pas nécessaire. Étant une personne d’âge avancé et venant d’un autre pays, je lui demandai ce qui la conduisit à venir travailler avec la Société Théosophique. Elle répondit : « Ici, nous avons des domestiques, un chauffeur, et une voiture. Nous vieillissons, et nous sommes bien pris en charge ». Ai-je besoin d'en dire plus ?

Je me promenai dans les grands parcs de la S.T. en songeant à quoi pouvait ressembler la vie à l'époque où une grande activité régnait ici. Tout avait l’air vieux et délabré. Je demandai si je pouvais voir les quartiers personnels du Colonel Olcott. Elle répondit non. Cela n'était pas permis. Et ceux de H.P.B. ? Non plus. C'était interdit aux visiteurs. Soit. Je mentionnai la maison de campagne dans les fraîches montagnes d’Ooty dans les Ghats occidentaux (chaîne de montagnes), où il avait l’habitude d'y fuir les grandes chaleurs estivales et de se reposer du stress lié à la gérance de la Société. Ses yeux s'illuminèrent. « Comment savez-vous cela ? » Je lui dis que je l'avais appris en lisant le journal d'Olcott et que je prévoyais d'aller à Ooty pour une visite pendant ce voyage. Ses yeux s'illuminèrent d'autant plus. « La maison a été vendue à quelqu'un d'autre, mais nous avons eu vent qu'elle est de nouveau à vendre. Ce serait tellement bien si nous pouvions la récupérer, afin d’y aller pendant les grandes chaleurs. Il peut faire tellement chaud ici. » Elle se pencha alors vers moi et me chuchota : « Voudriez-vous l'acheter pour nous ? Vous pourriez l'utiliser à votre guise. Nous l'utiliserions seulement lorsque vous n’êtes pas là. » J'étais abasourdi par cette proposition et répondis que je devais visiter Ooty avant de considérer une telle entreprise.

Comme toute organisation humaine ayant accompli sa mission, la S.T. périra doucement à mesure que cette génération s'éteindra. Les ambitions personnelles ont pris le dessus sur l’altruisme de ses fondateurs. En guise de réponse aux questions que je me posais en entrant dans l'enceinte de la S.T., mon sentiment est que cette organisation a fait son temps, et ne pourrait pas s'adapter aux changements terrestres à venir et à l’effondrement du système économique. La seule raison pour laquelle elle continue d'exister est que certains éléments de la société en retirent un avantage personnel.

Encore une autre rencontre

Après ma visite à Adyar, je me sentais plutôt déprimé et déçu de voir comment cette organisation avait évolué. Mais je n'étais pas surpris, car un médium aux États-Unis m'avait averti de ne pas perdre mon temps à y aller. Me sentant un peu las, j’ai fait une petite promenade pour trouver une pharmacie. En Inde, quand les chauffeurs de taxis à trois roues aperçoivent un étranger marcher sur le trottoir, ils vont tourner autour pour offrir leurs services. Plusieurs ont essayé, mais je les ai ignorés. Finalement, un autre approcha, mais ce chauffeur avait un visage captivant et son accent était si amusant que je décidai de monter. Je lui demandai de me conduire à une pharmacie. Il comprit.

Environ un kilomètre plus loin, nous arrivâmes à l'autre bout de la rue où était située la pharmacie. Le chauffeur ne pouvait pas traverser à cause de l'intense circulation. Je descendais alors du taxi et m'apprêtai à le payer, mais il refusa, disant qu'il préférait attendre mon retour. J'acceptai. Je tentai alors de traverser le trafic avec précaution et parvins finalement de l'autre côté, pour retrouver mon chauffeur et son taxi garés juste à côté de la pharmacie ! Était-ce une illusion ? Non, c'était bien lui. Comment avait-il réussi ce coup ? La circulation était encore dense et féroce. Je lui demandai comment il avait fait, mais il haussa les épaules et prétendit ne pas comprendre. Puis je souris. Était-ce là une autre façon de me remonter le moral en me faisant connaître leur présence ? Je me sentis beaucoup mieux.

Je sautai à nouveau dans le taxi à trois roues et lui demandai de me conduire à un magasin d’internet plus loin dans la rue. Je le payai généreusement à l'arrivée, et il me demanda si j'avais encore besoin de ses services. Je lui dis : « D'accord, attends ici. » Depuis l'intérieur du magasin, j’ai regardé pour voir s'il était toujours là, mais il avait disparu.

Visite à Ooty

Je continuai mon voyage à Ooty dans les Ghats occidentaux. Ooty (900 m d’altitude) n'est pas aussi élevé que Darjeeling (2400 m d’altitude), mais l'air était frais comparé aux températures étouffantes d'Adyar et Chennai. Étant au mois de janvier, la température pouvait descendre à zéro degré Celsius durant la nuit, et les jours étaient frais mais agréables.
 
Je ne parvenais pas à localiser la petite maison où Olcott avait passé tant de temps. Il y avait des endroits extraordinairement beaux à Ooty, dont le jardin botanique, et le plus grand jardin de roses du monde. Ooty avait été autrefois une station de montagne pour les bureaucrates britanniques en poste au sud de l'Inde. Néanmoins, je sentis peu d'affinité avec cet endroit, car il avait été transformé en une ville bruyante et polluée, pleine de bus chargés de touristes locaux, de taxis et de tuk-tuk crachant leur épaisse fumée noire. Je quittai les lieux quelques jours avant la date prévue.

Lecture astrologique Nadi à Chidambaram, Inde

Dans le journal d'Olcott, j'ai lu qu’il est allé voir un astrologue védique Nadi quelque part à Tamil Nadu. Il fut abasourdi de voir comment sa vie tout entière avait été enregistrée sur une feuille de palmier. L’un des gérants de l'hôtel à Ooty insista pour que j'aille à Vaitheeswaran Koil, près de Chidambaram à Tamil Nadu afin d'obtenir une authentique lecture de Nadi  Shastra (ou astrologie par feuilles de palmier).
 
Il y a plus de 4000 ans, les Indiens Rishis ont enregistré sur des feuilles de palmiers (ce sont en fait des lamelles de feuilles de palmier qui ressemblent à un large abaisse-langue) les vies de milliers d'individus qui, dans le futur, viendraient au temple pour demander une lecture. Ils enregistrèrent ces vies en Sanscrit, et des milliers de ces feuilles sont entreposées dans une bibliothèque au temple à Vaitheeswaran Koil, près de Chidambaran. Des astrologues Nadi, à travers toute l'Inde, ont acquis des copies de ces feuilles, mais rien ne vaut l'authentique.

 

En face du temple, je recrutai un traducteur anglais, et nous choisîmes l’un de nombreux astrologues se trouvant à l’extérieur du temple. Cet astrologue était très vieux et sa vue était mauvaise, alors il se fia à la lecture de son jeune assistant et écoutai attentivement pour déceler d’éventuelles incohérences. D'abord ils prirent l’empreinte de mon pouce ainsi que le lieu, la date et l'heure de ma naissance. L'assistant quitta la pièce et revint 10 minutes plus tard avec une pile de feuilles de palmier liées dans un paquet. Il avait emprunté le paquet de la bibliothèque du temple. « Il y a 108 feuilles de palmier dans cette pile qui correspondent à votre empreinte digitale, et une de celles-ci est votre vie. Ce paquet est consacré aux vies des grands prêtres. »

Je ne me suis jamais considéré comme un grand prêtre. Il commença par la première feuille. Est-ce que le nom de votre père commence avec ce son ? Est-ce que le nom de votre mère commence avec ce son phonétique ? Étais-je le premier fils ? Avais-je une ou deux sœurs ? Etc. Finalement, après une dizaine de feuilles, il trouva phonétiquement le nom de mon père, puis celui de ma mère, puis ma place en tant que premier fils, mais enfant du milieu, dans la famille. La feuille semblait s’éclairer pour moi, et j’étais convaincu que cette feuille particulière était ma vie.

Ce qu'il lut sur ma vie correspondait étrangement à la réalité. Je lui demandai ensuite de se concentrer sur le futur. Il lut sur la feuille les différentes étapes et à quel âge j'étais censé faire telle et telle chose avant ma mort. La plupart des informations correspondaient exactement à ce que les Maîtres m'avaient révélé jusque-là. Je suis parti de là en me demandant jusqu’où vraiment nos vies sont déterminées avant d’arriver ici. Comment les Rishis avaient pu écrire sur ma vie, qui commença de l'autre côté de la planète, à l'opposé de l'Inde, cela m'étonne toujours aujourd'hui.

Je suis revenu de ce voyage en Inde avec une nouvelle perspective en tête : j’allais tourner désormais mon regard vers le futur. Ce voyage fut l'occasion de rafraîchir la mémoire de l'âme sur une incarnation passée, mais ce qui compte vraiment c’est de rendre cette vie ici et maintenant, utile. Le passé est le passé.

 

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