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Compte rendu personnel d'une formation médiumnique

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Le Sri Lanka et les nouvelles ouvertures psychiques

Pendant mon séjour au Sri Lanka, de nouvelles idées inondaient mon esprit au sujet du site internet. Entre les traitements et soins ayurvédiques, j’ai passé de nombreuses heures à écrire et à imaginer l'aspect du site. C'était la saison de la mousson, et de violents orages, chargés d'éclairs, venaient me réveiller en pleine nuit avec leur puissance spectaculaire, mais, en même temps, venaient stimuler la réflexion à propos du site internet.

Durant les traitements de relaxation ayurvédique, mon esprit pouvait se laisser porter au loin. Un jour, j’ai perçu soudainement dans mon esprit le visage d'un homme asiatique, aussi clairement que sur une photo couleur. Je ne connaissais pas cet homme, et ne l'avais jamais vu auparavant. Il n'y avait personne correspondant à cette description dans l'hôtel. Un autre jour, le visage d'une femme blonde m'est apparu lors d'un nouveau flash, puis un autre, et encore un autre. J'étais très perplexe et ignorais tout de la signification de ces visions.

Quelques jours plus tard, alors que je faisais une petite promenade au bord de la plage, en face du centre, un couple de clients logeant à l'hôtel m'appela afin de me présenter quelqu’un qui venait d'arriver à l’hôtel. Je fus surpris de le voir. C'était l'homme asiatique de mes visions ! Quelques jours après, j'étais assis à une table de l'hôtel pour dîner lorsqu'un nouvel arrivant s'installa à la table d'à côté. Il s'agissait de la femme blonde de mes visions ! Et ainsi de suite, de telle sorte que je recevais un aperçu de chaque nouvelle personne qui allait arriver à l'hôtel.

J’ai lu « Inside the Occult » (À la découverte de l’occulte) et j’ai appris que ce livre était en fait le premier volume de « Old Diary Leaves, d'Henry Steel Olcott », un compte rendu personnel en six volumes décrivant les débuts de la Société Théosophique. Je découvris qu’Olcott était très bien connu et vénéré pour son travail à la mise en place de l'éducation bouddhiste à Ceylan au cours de la deuxième moitié du 19e siècle, alors qu'il était cofondateur de la Société Théosophique à Adyar, en Inde, non loin de Madras. En fait, lorsque je posais des questions à quelques anciens Sri-lankais à propos d'Olcott, ils ne tarissaient pas d'éloge sur le bien qu'il avait fait pour l'unité et l'éducation bouddhiste. Ils m’ont fait remarquer une grande statue à son effigie dans le parc en face de la gare ferroviaire.

Je fis appel à un vieil ami sri-lankais qui fut mon partenaire de chambre à Paris il y a plusieurs années. En mentionnant Olcott, lui et son épouse déclarèrent avoir fréquenté une école bouddhiste établie par lui une centaine d'années auparavant. Cet ami m'avait invité à Ceylan il y a 30 ans pour rencontrer toute sa famille élargie, et faire le tour complet de l'île avec eux.

En réfléchissant aux discussions que nous avions eues ensemble à propos d'Helena Blavatsky et d'Henry S. Olcott au Sri Lanka, je me suis senti étrangement proche d'eux et j’ai fini par avoir la conviction d'un lien entre moi, le Sri Lanka et le duo Blavatsky - Olcott dans une vie précédente. J’ai gardé cette question en mémoire afin de la poser à Sir Arthur lors de ma prochaine session avec le médium en transe.

Et puis un beau matin, avant que le jour ne pointe, j'eus la surprise de ma vie. Encore dans le brouillard, entre sommeil et conscience, une sensation d'extase me traversa et puis je le vis, aussi clair que je vois le jour dans l’œil de mon esprit! Justin Moreward Haig vint me rendre visite. Cette fois je l’ai reconnu, bien que je n'avais aucune idée de son apparence. Je savais juste que c'était lui.

Cette expérience sri-lankaise me laissa plein d'idées pour le site internet et j’avais déjà commencé l'écriture d'un livre suite à la recommandation de Sir Arthur. Ce livre devait paraître un an plus tard sous le titre : « Les prophéties de Sanctus Germanus ».

Le site internet et ses implications

Lorsque Sir Arthur me rappela mon engagement à mettre à la disposition de la Fraternité un site internet, il anticipa aussi une question qui me préoccupait. « Pourquoi ? Il y a tellement de sites semblables, qui serait intéressé par celui-ci ? »

Il répondit : « Car il est parrainé par celui qui t'a parrainé ». Il expliqua en outre que le site déclencherait un appel à tous les travailleurs de la lumière disséminés de par le monde. Cela leur donnerait un point de ralliement autour d'une force qui amènerait la nouvelle Ère de la Lémurie, l'Âge du Verseau.

Considérant ce qui précède, je me suis dit que le site devait être enregistré sous le nom de www.sanctusgermanus.net. Sanctus Germanus, ou Saint Frère, était le nom que cette grande âme avait pris pendant les 17e et 18e siècles, alors qu'il fréquentait les cours de l'Europe, connu sous le nom de Comte de Saint Germain. J’ai suivi alors une formation éclair, autodidactique, sur la conception et la gestion des sites internet, et je l’ai mis finalement en ligne en août 2002.

Quelques semaines plus tard, en septembre 2002, je suis allé à Hawaï pour rencontrer le médium et Sir Arthur. Sir Arthur a dit qu'il s'agissait plus que d'un site internet, car dès les premières semaines, 45 travailleurs de la lumière furent touchés, et des milliers d'autres le seraient par la suite. Je me suis senti soulagé. Il a également souligné le fait que Saint Germain avait fait une annonce au sujet du site au Conseil des Maîtres tenu sur Venus un peu plus tôt. J’ai alors demandé des suggestions sur la façon d'améliorer le site, et les Maîtres me firent plusieurs commentaires démontrant ainsi qu'ils avaient bien parcouru le site.

Dans les mois qui suivirent, le site regorgeait de nouveaux contenus. Des discours audio des Maîtres et du Conseil des Six (Sir Arthur, Estelle Roberts, Ho Le Wei, Arthur Ford, Golden Eagle, et C.W. Leadbeater)  remplissaient le site avec les points de vue et les enseignements de la Grande Fraternité de Lumière. Les statistiques de fréquentation du site montrèrent que celui-ci remplissait son objectif : atteignant des milliers de personnes à travers le monde.

Une nouvelle révélation

Lors de la même session, j'ai posé à Sir Arthur, par le biais du médium, la question qui m'était restée en tête depuis le Sri Lanka. Quel était mon lien avec l'équipe Blavatsky-Olcott ?

« Ne le sais-tu pas encore ? » m'a-t-il dit. Je répondis que je n'ai que des soupçons ou l’impression d'avoir été proche d'eux.

Le médium resta silencieux un long moment. Finalement, il m'expliqua : « j'ai posé la question cinq fois à Sir Arthur et au Conseil des six, et j'ai reçu la même réponse chaque fois. La cinquième fois, ils m’ont même montré une image de qui vous étiez lors de votre précédente incarnation ». Le médium prit une profonde respiration et me regarda d'un air sérieux. « Je ne prends pas à la légère ce que je m'apprête à dire, mais je l'ai vérifié cinq fois. Vous étiez Henry Steel Olcott lors d’une précédente incarnation. »

Je pris cette nouvelle calmement. Une sensation de « retour à la maison » m'envahit. Cela avait du sens et confirmait mes sentiments intérieurs. Un autre mystère était résolu. Une autre pièce du puzzle était trouvée. Ceci expliquait pourquoi j'étais si attiré par les écrits de la Société Théosophique. Cela expliquait pourquoi j'étais si attiré par le Sri Lanka.
J’ai passé les mois suivants à digérer cette révélation et à lire l'intégralité des six volumes Old Diary Leaves, d’Olcott.

Mon Maître enseignant prend le relais

Je suis retourné à Hawaï en janvier 2003, alors que je n'avais pas vraiment prévu d'y aller à ce moment-là. J'ai à nouveau contacté le médium, car depuis nous étions devenus des amis proches à travers notre correspondance électronique.

Alors que le médium prenait de profondes respirations et entrait en transe, son corps sursauta et la profonde voix masculine d'El Morya se fit entendre :

« Je vous salue avec le salut de la Fraternité, cœur, tête, et main. Je viens pour honorer le rendez-vous, le pacte conclu dans l'amour.

Il est dit que quand l'amour n'est pas exprimé émotionnellement ou physiquement, mais qu'il existe, alors sa puissance augmente. Je crois que c'est vrai. Telle l'eau retenue par un barrage, et son désir de s’écouler dans l'océan devient alors un réceptacle de puissance. Canalisée, elle devient de l’électricité. C'est le principe selon lequel j'opère.

Ce n'est pas une mince affaire pour nous que de nous mettre à la merci de nos fidèles. Car, tels des enfants, ils se trompent souvent sur nos motivations, nos directives, notre aide, ou bien nous-mêmes. Ceci nous affecte profondément, bien que généralement il en soit peu fait mention. Tu comprends mieux maintenant la situation à l’époque de la Société Théosophique. Kuthumi comme moi-même avions ressenti cela.

Je me meus dans un feu bleu. Je ne cherche qu'une seule chose, c'est d'être Sa Volonté. Celui qui m'a fait naître, Celui qui m'a suffisamment aimé pour me créer de Sa pensée, notre Père, c’est Lui que j'adore. Mon adoration pour lui est si grande que je semble éloigné de mon entourage, au point d'être accusé de froideur et aussi de cette chose appelée sévérité. Suis-je sévère ? Peut-être. Mais si je vois qu'une action de la part d'un de mes jeunes frères ne va pas seulement leur faire du tort à eux, mais aussi à tous, y compris lui, alors je dois le dire, je dois agir. Je ne peux rester les bras croisés. Telle est ma voie.

Sa Volonté est mon Amour, et avec elle je suis dans l’Amour. Conséquemment, par cela vous pouvez comprendre que c'est par Sa Volonté que je suis ici, à vous parler, à vous aimer, tous, car c’est le cas.

Pardonnez-moi si mon amour n'est pas toujours démonstratif. J'y vois une similarité avec vous. Peut-être est-ce pour cette raison que vous servez tel que vous le faites sous ma gouverne, que vous servez tout court. Et vous le faites.

On sait peu, et c’est voulu, de ces jours avant la théosophie, de comment nous sommes arrivés à nos états, notre statut, notre amour. Car il y avait un grand amour entre Kuthumi et Moi-même, lequel n'est constitué que de temps, du moins ce qui apparaît être du temps. Profonde est en effet la source de cet amour, et dans un sens il pourrait être dit que notre amour a enfanté la Théosophie, et puis vous, nos petits-enfants, vous tous. Vous connaissez l'affection que l’on ressent pour ses petits-enfants, que ce Grand Seigneur contient dans son cœur.

Un jour peut-être ces détails et ces faits vous seront connus, tels que je les partage avec vous - comment je suis né dans un corps physique, d'un corps de femme, d'une conception charnelle, tout comme vous. Et comment mes propres éveils se sont produits, et pour nombre d'entre eux, tels que vous les avez vécus, dont certains de manière identique en effet, astrologiquement parlant. Ainsi vois-tu, mon fils, que ce qui vient à toi m'est aussi arrivé. Et tu peux t’attendre à des éveils similaires. C’est ainsi ! Bientôt ils brilleront avec éclat entre tes mains.

Lorsque nous nous manifestons, ce n'est pas pour les mots mais pour offrir une pure vision. Les mots seuls n'ont qu'une faible capacité de transmission.

Je suis toujours avec vous, même lorsque je suis à Darjeeling en même temps. Je suis El Morya, celui qui connaît votre dévotion profonde envers la Volonté de Dieu. Et c'est cela qui m'a attiré comme un aimant. Et par la permission de mon Père, je suis ici. Je vous laisse une partie de moi-même, qui ne sera jamais récupérée. Je suis avec vous éternellement. Je suis un œil pour votre front. »

J'ai toujours senti une certaine affinité avec le maître El Morya, mais tel qu'écrit plus haut, les deux seuls maîtres ayant communiqué avec moi jusque-là, étaient Justin Moreward Haig et Saint Germain. Toujours est-il qu’El Morya et Kuthumi ont tous deux œuvré étroitement avec Blavatsky et Olcott durant l'époque de la théosophie. El Morya ayant pris personnellement en charge la formation d'Olcott. Encore une fois, les souvenirs de cette relation devaient pénétrer progressivement.
 
Je me lançais dès lors dans une nouvelle frénésie de lecture, étudiant attentivement les célèbres lettres des Mahatmas, Old Diary Leaves et les diverses biographies d'Helena P. Blavatsky. Des images prenant place en Inde me parvinrent, scène après scène, à mesure que les souvenirs inondaient mon esprit (les longs voyages poussiéreux à travers l'Inde, les négociations avec la hiérarchie bouddhiste afin d'établir une structure scolaire bouddhique au Sri Lanka, le nombre incalculable de discours improvisés devant la foule en Inde et à Ceylan, la chaleur oppressante des tropiques, les visites personnelles des Mahatmas, les guérisons de groupe accomplies par Olcott tout au long de ses voyages) et s'installaient dans ma mémoire consciente et inconsciente.

Je me suis particulièrement intéressé au « Pacte d'amour » mentionné par le maître El Morya et en vint à la conclusion que ce pacte avait été conclu entre El Morya, Blavatsky et Olcott. Mais où était Blavatsky ? Devait-elle aussi se réincarner durant ces temps-ci ? Tout ce que je sais, c'était que Sir Arthur avait mentionné à l'occasion que HPB avait rendu visite au site internet et en était satisfaite. Et ce fut tout ce qu'il lui fut permis de me dire.

Changement de garde

En mai 2003, j’ai reçu la terrible nouvelle que le médium était gravement malade et qu'il avait subi une sérieuse opération au cerveau. Nous avions perdu un accès majeur à la Fraternité à Shamballa.

Dans mes méditations, j’ai demandé des conseils à la Fraternité et on m’a dit que pendant les prochains mois j’aurais un délai de grâce avant que je ne reprenne le chemin du destin. Je devais voyager et expérimenter la vie pendant cette période. J’ai passé le plus clair de mon temps à peaufiner un livre que Sir Arthur m'avait suggéré d'écrire et qui fût finalement publié sous le nom d’ « Au-delà de l'Armageddon » en juillet 2003, et plus tard sous le nom de « Les prophéties de Sanctus Germanus ». Avec des amis, j’ai aussi commencé l’écriture d’un scénario de film sur la vie d'Helena P. Blavatsky.

J’ai aussi décidé de partir en bateau jusqu'en Inde, tel que l'avaient fait Mme Blavatsky et H.S. Olcott en 1875. On pourrait l’appeler un voyage de nostalgie. Comme il n’existe plus de tels bateaux à vapeur du 19e siècle sillonnant les océans de nos jours, j’ai réservé une place à bord d'un cargo partant de Saint John, au Nouveau-Brunswick, à destination de Mumbai (Bombay), Inde, en novembre 2003.

Voyage de reconnexion

Un mois plus tard, je montai à bord d'un cargo allemand partant de Saint John, au Canada, jusqu'à Mumbai, en Inde. Le navire était immense et l'hébergement très confortable. C'était un bateau lent, dont la vitesse maximale  de quatorze nœuds à l’heure, égalait presque celle des bateaux à vapeur de la fin du 19e siècle. D'une certaine manière, le temps qu’il m’a fallu pour atteindre  l'Inde aura été le même que celui navigué en 1875 par HPB et HSO, moins l’arrêt en Angleterre. Le voyage fut à moitié de la nostalgie, et à moitié de l'aventure, et j'ai adoré chaque minute.

Trente-deux jours plus tard, nous accostâmes dans le nouveau port à conteneurs de Nhava Sheva, à l'extérieur de Bombay. À ce moment-là, j’étais assez certain de l'endroit où je devais aller en Inde, car quelques jours avant d'accoster, El Morya me rendit visite dans ma cabine et me dit par télépathie que le maître Babaji m’avait préparé la voie pour aller à Darjeeling, le quartier général éthérique du maître El Morya.

Au bout du troisième jour en Inde, je me retrouvai au pied de la grande chaîne des Himalayas, sur le point de prendre un taxi qui me conduirait, dans une ascension tourmentée, jusqu'à Darjeeling, à 2 500 mètres d'altitude. J'aurais pu prendre le célèbre train bucolique qui prend 10 à 12 heures pour y arriver. (J'imagine que HPB a dû prendre le train, pour se rendre à Darjeeling, où à son arrivée, El Morya a restauré sa santé défaillante). Alors que nous longions le précipice, après un dernier virage escarpé sur cette étroite route de montagne, je vis devant moi le majestueux Mont Kanchanjunga, le troisième plus haut sommet du monde. Contempler un tel spectacle valait chaque seconde de cette angoissante ascension.

En m'installant à l'hôtel, je m'attendais un peu à une fête de bienvenue en quelque sorte, c’est-à-dire une apparition du maître venant m'accueillir à Darjeeling. J'étais à l'affût de signes telle l'apparition d'un grand prince enturbanné, mais ne vis rien de la sorte. En y repensant, quelqu'un habillé de telle façon dans l'Inde moderne aurait vraiment l'air décalé de nos jours. Je demandai au réceptionniste de l'hôtel ainsi qu'au directeur s'ils connaissaient le nom d'El Morya, en vain. Ils n’en jamais entendu parler. « Où vit-il ? » « Travaille-t-il pour le gouvernement ? » « Non, non, il ne vit pas dans cette dimension, mais là-haut », dis-je maladroitement en réponse à leurs regards vides et visages perplexes.

Déçu de l'absence du comité d'accueil, je montai me coucher dans une superbe chambre antique d'un ancien palais de Maharadjah. C'était le mois de décembre, il faisait très froid. Les employés de l'hôtel avaient allumé un feu dans la cheminée afin de réchauffer la pièce. Alors que je m’étendais sur le lit tout en en essayant d'évacuer cette déception de mon esprit, le feu dans la cheminée jeta un reflet dansant au plafond. Alors que je fixais celui-ci, leurs reflets commencèrent à s'assembler et à former progressivement une image que je savais être celle du visage d'El Morya. Il était là au plafond, me souriant avec bienveillance, habillé de sa barbe et de son turban. Je clignai des yeux plusieurs fois pour m’assurer que je n'étais pas en train d'halluciner. Son visage disparut, et je m'endormis, heureux d'avoir vu mon Maître.

 


Ma chambre avec le foyer à partir duquel les réflexions ont formé au plafond l’image de la tête du maître.

Éducation Himalayenne

Après le petit déjeuner le lendemain matin, je me suis assis dans ma chambre et j’admirais la beauté des paysages de plantations de thé tout en me demandant ce que je faisais à Darjeeling. Un mouvement a attiré mon attention sur une section du mur de la chambre et soudainement je pouvais voir des gens entrer dans la pièce. Encore une fois, ils étaient habillés de la gamme complète de races et de cultures, passant l'un après l'autre, tout comme ils apparaissaient sur le revers de la médaille d’El Morya. En regardant cette parade de personnalités passer à travers le mur, je ne me suis pas senti seul ou effrayé mais plutôt comme faisant partie de quelque chose. Étaient-ils des fantômes dans la pièce? Était-ce mon imagination fertile qui me jouait encore des tours? Qui étaient ces gens? Ils ne semblent pas vouloir me faire peur. Au contraire, la plupart semblaient plutôt préoccupés par leurs propres pensées et trop intelligents pour jouer des jeux enfantins.

 


L’un des murs où la parade de gens a commencé à émerger.

J'ai décidé à ce moment-là, que je jeunerais pendant quelques jours afin de purifier le corps et l'esprit et attendre des instructions de quiconque veuille bien se manifester. Je me sentais impatient. Tout semblait arriver de façon circonstancielle et non planifiée, mais je continuais à me rappeler de rester flexible.

Le lendemain matin, je me suis réveillé avec une image dans mon œil mental d'un homme qui me regardait. C’était un Européen portant une lourde barbe noire et des cheveux noirs ondulés arrivant jusqu'aux épaules. Il avait la peau blanche et semblait très intense. Il m'a transmis par télépathie le message pour lequel il avait été envoyé pour m'enseigner. M'enseigner quoi?, j'ai demandé. Il n'a pas répondu. J'ai accepté, mais je voulais tout de même savoir qui il était.

Je me suis levé et j'ai commencé à feuilleter un livre que j'avais acheté la veille appelé L'histoire de Darjeeling et de Sikkim Himalaya, par K.C . Bhanja. Soudainement, mes yeux ont été attirés par une section concernant un mystique européen de la Hongrie qui était venu au Tibet et a marché dans les Himalayas au début des années 1800. Son nom était Alexander Csoma de Koros. J’ai su à cet instant, que c’était l'homme qui est venu pour m'enseigner.

Csoma de Koros a marché de la Hongrie jusqu'au Tibet et a passé plusieurs années dans les monastères. Il connaissait les enseignements de Shambhala et fut l’auteur du premier dictionnaire traduit de la langue tibétaine en langue occidentale, qui, comme la pierre de Rosette, a ouvert aux Occidentaux les énigmatiques pratiques bouddhistes. En un sens, il a servi de pont entre les cultures occidentales et orientales. Il est mort à Darjeeling en avril 1842.

Csomo de Koros m'a pressé de retourner à la librairie ou j'avais acheté le livre. Quelques heures plus tard, je suis sorti de la librairie avec une douzaine de livres et je suis retourné à ma chambre d'hôtel. Pendant les jours suivants, j'ai lu voracement ces livres essayant d'absorber quelques-uns des enseignements du bouddhisme tibetain du célèbre Tsong Khapa, qui est supposément réincarné dans l'actuel Dalaï-Lama.

Retour à la Fraternité

Après quelques jours de cette étude éclaire, je me suis assis et me suis demandé où tout cela allait mener. Je ne me sentais toujours pas à l’aise avec la nature éthérique de mon voyage. J'avais besoin de quelque chose de solide sur laquelle m'accrocher parce que je craignais que mon imagination ne s’affole un peu trop et invente pour compenser le manque de concret.

Je suis allé me promener ce soir-là, comme d’habitude, le long des crêtes de Darjeeling pour voir les majestueuses montagnes et le mont Kuchanchanga, puis je suis allé à un cybercafé pour vérifier mes courriels. L’une de caractéristiques les plus impressionnantes de l'Inde moderne est l'omniprésence de l'internet. Seulement à Darjeeling, il y avait au moins dix de ces cafés. Ainsi, des sommets des Himalayas, je pouvais communiquer avec mes amis les plus proches dans le monde entier grâce à l’internet haute vitesse.

J'ai reçu un message qui disait « À partir de votre position actuelle, regardez vers le Nord-Ouest et vous verrez un temple. Rendez-vous là-bas ».

Je me suis précipité vers mon hôtel et debout dans me chambre j’essayais de comprendre où était le Nord-Ouest. C'était la nuit, donc je ne pouvais pas me repérer grâce à la trajectoire du soleil. Je devais attendre jusqu'au matin pour voir l’emplacement exact du lever du soleil. Vous pouvez imaginer combien j'étais excité de me lever le lendemain matin!

Le matin est finalement arrivé et après avoir trouvé mes repères par rapport au soleil, j'ai été en mesure d'identifier la direction générale du Nord-Ouest. Je me suis dépêché vers la réception de l'hôtel. J'ai pointé vers la direction Nord-Ouest et j'ai demandé à la réceptionniste, « y a-t-il un temple bouddhiste dans cette direction? » Elle ne le savait pas. J'ai demandé au gérant et il ne le savait pas non plus. Finalement, un gentleman est passé à côté de moi et a dit, « Oui, il y a un temple dans cette direction. Il s'appelle le Temple Bhutia Busty ». Puis tout le monde renchérit, « Ah, oui! Le Temple Bhutia Busty! ».

La raison pour laquelle les autres ne le savaient pas, était que le chemin vers le temple tourne autour du sommet où nous étions et commence à l'Est. J'ai mis des bouteilles d'eau dans mon sac à dos et je me suis dirigé vers l'entrée de la route qui mène vers le temple. Une heure plus tard, descendant des pentes raides (que je devais remonter plus tard), je suis finalement arrivé au temple.

Bhutia Busty est un petit temple bouddhiste modeste, peint en rouge vif avec des colonnes dorées. De l'extérieur il est agréable, mais ce n’est pas un temple extraordinairement décoré comme d’autres plus grands dans la région. Quand je suis entré dans la cour, j’ai vu deux ou trois moines préparant et servant le déjeuner à la course. Assis avec son dos tourné vers moi était le Lama du Temple qui avait déjà été servi. Je m’approchai de lui et lui ai dit que je ne voulais pas le déranger pendant son repas, mais lui ai demandais si je pouvais méditer dans le temple. Il a dit, « Bien sûr ». Il a demandé à l’un des moines d'ouvrir la porte du temple principal, et quand j’y suis entré, il a fermé la porte.

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Il faisait sombre et froid dans le temple, mais heureusement je portais mon manteau d'hiver. Je me suis assis dans une petite niche et me suis préparé à entrer en méditation. Quelques minutes plus tard, les portes se sont ouvertes et le Lama est venu s’assoir à mes côtés. Il parlait très bien l’anglais, car, disait-il, il venait du Népal. Je lui ai parlé un peu de moi et il m'a parlé un peu de son travail dans le temple. Il s'est ensuite excusé et est parti. J'ai continué ma méditation pendant encore quelques minutes, puis me suis levé pour partir.

Le Lama m'attendait dehors. Il sourit et dit, « À l’étage nous avons une salle intérieure spéciale qui est réservée pour les occasions spéciales et pour les moines. Voudriez-vous y méditer ?»

 

 


La salle de méditation est à l’étage

Évidemment, j'ai sauté sur l'occasion. Je l'ai suivi dans l’escalier fait de simple ciment. Il a déverrouillé la porte, et nous sommes entrés dans une antichambre où il faisait noir. Il a déverrouillé une autre série de portes, et nous sommes entrés dans une salle incroyable! Alignés sur un côté dans une enceinte de verre, il y avait toutes les divinités, toutes décorées d'or brillant. Il m'a expliqué la signification de toutes ces divinités dans l'enceinte en verre. Il m'a dit que les moines venaient de peindre minutieusement toutes les colonnes et le plafond avec des motifs bouddhistes. Je me suis senti extrêmement privilégié d'être admis dans cette salle.

Il m'a ensuite demandé si je voulais méditer dans cette pièce, et bien sûr j'ai accepté avec honneur! Il m'a indiqué quelques cousins et est sorti de la salle, fermant les portes derrière lui.

Seul dans cette belle salle, je suis entré en profonde méditation. Soudainement, je me suis retrouvé assis au même endroit mais dans une pièce beaucoup plus grande avec une porte face à moi. Les mêmes personnes que j'avais vues marcher à travers le mur de ma chambre d'hôtel, ont commencé à affluer dans la salle et m'ont entouré. Je ne ressentais aucune peur, seulement de l'amour de ces êtres.

J'ai les ai regardé et j'ai reconnu parmi eux El Morya, Saint Germain, Kuthumi, et d'autres maîtres bien connus. Puis tout le monde s'est retourné vers la porte et un grand être magnifique est entré dans la pièce. Je l'ai instantanément reconnu comme étant Sanat Kumara, l'Ancient des Jours. J’ai immédiatement incliné la tête en signe de révérence pour lui, mais je pouvais encore voir tout ce qui se passait dans la pièce.

Le Grand Être s'est approché de moi et a mis un collier autour de mon cou. Ensuite tout le monde dans la salle s'est aligné et a fait la même chose. J'ai pensé que mon cou et ma tête seraient engloutis sous les colliers mais à la fin il n'y avait qu'un collier autour de mon cou. Après la cérémonie, que j'ai interprétée comme étant ma ré-intégration dans la Grande Fraternité de Lumière, ils sont tous sortis, l’un à la suite de l’autre, après Sanat Kumara. Puis progressivement, je me suis trouvé de retour dans la salle spéciale du temple Bhutia Busty.

Je me suis efforcé de comprendre ce qui m'était arrivé. Tout ce que je savais, c'est que c'était arrivé. Ce n'était pas mon imagination. Et à ce jour, je n'ai pas compris l'entière signification de cette cérémonie.

Je suis resté assis pendant encore quelques minutes en semi-méditation, puis me suis relevé pour sortir.

À l’extérieur, le Lama m'attendait. Je lui ai dit, « J'ai eu une expérience des plus merveilleuses dans cette pièce ». Il secoua la tête et dit, « Je sais ». Sa réponse m'a frappé à ce moment comme venant d'une personne qui était clairvoyante.

Le Lama et moi nous sommes assis sur le balcon du temple et avons bavardé pendant une autre heure. Je lui raconté un peu plus sur ma vie et lui ai montré l’objet matérialisé que j'avais reçu, incluant celui d’El Morya. Il m'a regardé calmement et il n'a pas eu l'air très impressionné, mais il a dit, « Oui, nous faisons aussi cela dans les temples ». J'ai partagé avec lui un livre sur Shambhala, qu'il a trouvé intéressant, et lui ai promis de revenir dans les deux prochains jours pour lui donner un exemplaire d'un autre livre que j'avais vu dans la librairie sur Shambhala. Nous nous sommes quittés et j’ai commencé ma longue et pénible ascension de la colline où l'oxygène est raréfié.

Le lendemain, je suis retourné au temple pour donner au Lama le livre promis. Le jeune moine m'a dit qu'il était parti faire quelques courses et était vraiment désolé de m'avoir manqué. Le jeune moine exécuta une cérémonie spéciale pour moi avec des tambours et des chants, et  m'a invité à m’assoir à nouveau dans la pièce spéciale pour méditer. Rien de particulier comme la première fois n’est arrivé.

Le jour suivant, j'ai reçu un appel téléphonique, tôt le matin, de la réception de l'hôtel. « Il y a un moine qui désire vous voir », dit la réceptionniste. Je me suis habillé rapidement et me suis précipité vers la réception. Là, assis calmement dans une chaise sur la terrasse était le Lama. Il m'a salué et je l'ai invité à prendre le petit déjeuner avec moi. Non merci, dit-il. Il avait déjà mangé et était sur son chemin vers le Royaume de Sikkim. Il était venu pour me dire au revoir et s'est excusé de ne pas avoir été au temple quand j’y suis allé.


Nous avons bavardé pendant quelques minutes et nous nous sommes échangé nos courriels. (Oui, le Lama avait une adresse courriel!). Il regarda sa montre et dit, « Je dois y aller. Mon autobus part pour Sikkim bientôt ».

J'ai marché avec lui vers la place principale où les autres moines du temple attendaient. Je tendis ma main pour serrer la sienne et dire au revoir, mais au lieu de cela, il m'a donné une énorme étreinte devant ses collègues. Il m'a dit que nous allions nous revoir un jour au Canada. Je suis parti avec le sentiment que je venais de dire adieu à un frère, un frère très proche.

Récupération d’un fragment de mon âme

Quel avait été le but de ce voyage à Darjeeling? Il y a plusieurs dimensions. Premièrement, c'était pour confirmer que je faisais encore partie de la Fraternité de Lumière. Le rôle réel à jouer ne me sera révélé que peu à peu. Deuxièmement, c'est devenu évident pour moi que ce voyage avait été planifié bien avant mon incarnation. La Fraternité avait retenu un fragment de mon âme pour s’assurer que je reviendrais, et le but du voyage à Darjeeling était essentiellement de récupérer ce fragment. Au moment d’écrire ceci, on me dit qu’il faudra environ un an pour le réintégrer avec le reste de mon âme et que le processus ne sera pas toujours facile. Troisièmement, c'était durant ces heures de réflexions que j'ai passées à contempler les sommets des Himalayas que des pensées naissantes concernant la création de la Fondation Sanctus Germanus m'ont été insufflées en guise de « rappel » de ce que j'avais convenu de faire avant cette incarnation.

Un plan soigneusement orchestré

J'ai détaillé ci-dessus le processus à travers lequel je suis passé pour atteindre cette étape du service. Mon entrainement continue aujourd'hui. En faisant le bilan de ces dernières années, je vois que tout faisait partie d'un plan soigneusement conçu et orchestré pour me ramener dans la voie tracée, un plan que j'ai développé moi même avant cette incarnation. Comme Sir Arthur Conan Doyle l’a dit, je me suis engagé à le faire, je l'ai planifié avec les conseillers les plus élevés et je suis ici pour l'amener plus loin. Tout cela a eu lieu avant cette incarnation et je suis à peine en train de m’éveiller à la réalisation.

Avec cette expérience unique en Inde, j'ai commencé une nouvelle phase sur la voie que j'ai choisie depuis tant de vies. À partir de maintenant, je serai impliqué dans la réalisation d'activités concrètes d’éducation et de guérison pour la Fraternité. La suite, en ce qui concerne mon rôle dans le Plan Divin, qui est toujours un mystère, va se révéler. Ceux qui lisent ce témoignage vont faire l'expérience d'éveils similaires dans leurs propres vies et vont se joindre à moi, je l’espère, pour participer à la mise en œuvre active du Plan Divin.

 

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